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 Mon histoire, mon accouchement cette délivrance qui fait tant de peine... la perte de mon bébé d'amour.

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sandra isa



Nombre de messages : 1
Localisation : loire
Je suis : Maman de
Ange(s) : Anaëlle
Décédé(e) à : 18 sa

Le : 20 juillet 2015
Date d'inscription : 18/09/2015

MessageSujet: Mon histoire, mon accouchement cette délivrance qui fait tant de peine... la perte de mon bébé d'amour.   Ven 18 Sep - 19:58

Bonsoir, je me suis permise de recopier mon texte car je ne savais pas et je souhaite modifier certains points. merci 

Après m'être battue contre le cancer de l'endomètre qui à la base ne devait avoir comme traitement l’ablation de l'utérus, celui ci à pu être conservé grâce à un traitement expérimentale, ensuite je suis rentrée en PMA pour pouvoir procréer. 
Le soucis le Professeur qui m'a suivi en Pma n'y croyait pas et c'était ma dernière insémination hors ce fût la bonne car j'ai eu la joie de découvrir que cela avait fonctionné. 
Heureuse j'étais je savais que j'allais être maman après plusieurs années de galères. 
Cependant je ne savais pas que mon cas nécessitais un hopital de grade 3 et j'étais suivi dans un grade 1, du coup tout a été minimisé" j'ai pris en l’espace de 1 mois 11 kilos que l'on à mis sur le dos de la grossesse et de la chaleur, hors chaque fois que j'allais aux urgence obstétriques on me refoulait en me disant que c'etait rien que tout allait bien jusqu'au jour je ne pouvait plus marcher cela me peinait. J'étais mal et je n'étais pas écoutée, j'ai perdu un glaire un peu bizarre et là j'ai appelé direct l’hôpital on m'a dit de passé et le médecin qui m'a reçu s'est bien moqué de moi en me disant qu'il avait autre chose à faire et qu'il fallait que j’arrête de venir pour un oui et pour un non... je lui rappel que dans mon dossier je suis en grossesse à très haut risque et vois même plus car j'ai eu un cancer de l’endomètre, le médecin ne regarde même pas et me dit oui oui je sais et alors... si elle avait regardé mon dossier elle aurait vu que j'avais de l’hypertension et du diabète gestationnel et que j'avais une convocation avec la nutritionniste pour le 13, non ce n'est rien rentre chez toi... ça c'était le 3 juillet 2015... le 13 juillet je vois cette nutritionniste qui me gueule dessus car j'ai pris beaucoup de poids en peu de temps et je lui dit je ne peux pas marcher je suis pas bien j'ai pas faim je me sens mal... elle me dit que c'est la chaleur et la grossesse et qu'il faut que je mange moins etc bref je lui montre mon plan alimentaire mon planning ce que je mange etc et là elle constate qu'en effet mes repas sont plus que correcte mais elle décide quand même de me réduire les portions. bref j'avais beau dire ce que je voulais encore une fois pas écouté, dans la foulé j'ai pris rv chez mon médecin pour lui demander des injections pour dégonfler et pareil que j'avais perdu un truc bizarre il me dit que pendant la grossesse c'est normal... 
bref à 23h48 ce jour là je me retourne dans mon lit et je perds les eaux.... j'appelle immédiatement l’hôpital pour leur dire et on me dit de venir et je me fait engueuler en arrivant que car comme je venais pour un oui et pour un non on m'a juste prise au sérieux quand ils ont fait l'écho là il y a eu panique à bord... je n'avais plus de liquide du coups sui hospitalisée sur le champs. Bref le lendemain le médecin me dit qu'on recontrôlera deux jours après pour voir si le liquide se refait ou pas et que je pouvais me lever et aller aux toilettes etc... bref j'ai continué à me vider car j'avais le sentiment de refaire du liquide puis de le perdre alors que j'avais demandé à rester alité on me refusé j'ai du hurler et menacer de quitter l hôpital pour être entendue ça c'était le jeudi alors que je demandais depuis le mardi jour de mon arrivée dans la nuit.
ils ont acceptés mais j'ai senti que c'étais perdu je m'y suis quand même accroché dans l'espoir de mais le lundi au contrôle écho toujours as de liquide et il a fallu prendre une décision celle d'interrompre la grossesse... on à du me donner des cachets pour dilater mon col cela prends 48 h puis j'aurais du prendre des cachets pour provoquer les contractions... Hors mon bébé à continué à vivre elle s'est battue jusqu'à la délivrance. Ce jour là il est 19h30 j'ai une douleur au ventre je suis comme constipée, une envie d'aller aux toilettes, en poussant rien ne sort enfin pas ce dont je m'attendais j'ai senti quelque chose de rugueux et j'ai paniquée, mon compagnon venais à peine de partir. J'ai donc appelé les sages femmes qui m'ont dit que ce n'était pas possible car j'avais pris les cachets à 16h et qu'ils allaient agir progressivement sur les 48 h. Et j'ai insisté pour qu'elle regarde quand même et quand je me suis allongée elle sort:

 ho! c'est pas vrai elle a le cordon qui sort... bon ne bouger pas rester dans le lit on vous emmène de suite vous êtes en train d'accoucher. J'étais mal j'ai dis non pas maintenant son papa n'est pas là s'il vous plait appelé le. 

Chose qu'elle a fait sauf qu'on l'a attendu jusqu'à 20h 30 car il était au travail et que je refusais d'accoucher sans sa présence. J'ai donc commencé le temps de qu'il se prépare, j'étais mal je ne voulais pas accoucher je voulais mourir avec mon bébé. Précédemment dans la journée j'avais vu l'anesthésiste qui m'avait dit que je ne pouvais pas recevoir de péridurale à cause de mon ossification dorsale. Du coup j'ai accouché sans rien j'ai mis 13 minutes mais je n'en avais pas envie les minutes les plus longues de ma vie savoir que je délivrais mon enfant pour partir au lieu de lui donner la vie. Ensuite elle est née et je n'ai pas pu la voir de suite à cause du placenta qui lui a été retiré sous anesthésie générale par le biais d'un curetage.
Au réveil je veux mourir car j'ai tué ma fille, je suis une assassine, j'ai tué mon bébé, on garde un peu car je suis mal psychologiquement et le gynécologue obstétricien présent essai tant bien que mal de me rassurer, me réconforter. 
Mais cette culpabilité est là, je ne peux la chassée et encore moins aujourd'hui.
Mon enfant était mon espérance ma joie de vivre.
Puis je regagne ma chambre où m'attend mon compagnon et je demande à voir ma fille, j'ai eu peu de temps pour la prendre dans mes bras puis on lui a donné un prénom, ensuite elle est partie, on nous avait demandé ce que nous voulions faire et on avait demandé à ce que ce soi l'hopital qui se charge de tout. Donc on à signé les papiers etc les formulaires puis mon compagnon est parti, et moi je n'ai pas dormi.
le lendemain on m'apporte mon petit dej et on me demande comment je vais... là j'explose je réponds sèchement, mal Madame je vais mal je vais comme une femme qui vient de perdre son enfant... et j'ai refusé de déjeuner, avec le recul la pauvre dame n'y était pour rien, et moi c'était la douleur de cette perte qui m'avait rendu aigrie. 
De ce fait quand la sage femme est venu me voir pour que je déjeune quand même un peu je lui ai posé une question que va faire l’hôpital du corps de mon bébé, elle m'a répondu on l'envoi à la crémation puis les cendres seront rependu au carré des anges. Hé là ça a été un choc pour moi, j'ai de suite appelé mon compagnon pour lui dire de venir me chercher et que je voulais enterrer ma fille lui faire des obseques digne de ce nom en tant qu'être à part entière. Et j'ai donc demandé à avoir un délai de réflexion qui est de 10 j je suis sortie et la première chose que j'ai faite a été d'aller dans un pompe funèbre afin de faire un devis, le Mr qui nous a accueilli était tellement touché par mon parcours et cette perte qu'il nous a fait un prix oui 300€ pour tout cercueil compris, puis nous sommes rentrés.
Nous avons beaucoup pleuré nous avons dormi un peu dans les bras de l'un et  de l'autre. J'étais toujours sous le choc, puis mon compagnon me dit que j'étais une maman formidable que ma fille pouvait être fière de sa maman car je remuais ciel et terre pour lui offrir des obsèques. Puis il me dit qu'il avait confiance en moi et qu'il me suivrait pour tout et là il se met à pleurer et me dit tu sais tu avais raison je ne voulais pas assisté à l'accouchement mais tu avais raison je m'en serais voulu (car je lui ai forcé la main, il ne voulait pas y assister car je le connais il l'aurais regretté), de ce fait quand il m'a dit cela il me dit tu avait raison hier j'aurais du la prendre dans mes bras (il a refusé par peur pudeur respect et douleur) je vais le regretter, je le regrette déjà j'aurais dû la prendre... puis il est parti au travail, dans la foulée j'ai appelé la caf la cpam mairie etc pour les procédures et démarches à faire puis j'ai appelé l'hopital et après m'être présentée posé une question? Excusez moi pensez vous que je pourrais revoir ma fille car je souhaite l'enterrer...? là on me dit oui bien sur elle est au funérarium et là je lui demande si c'est possible que mon compagnon puisse la tenir un peu dans ses bras car il n'avait pas eu la force de le faire la veille et que je ne voulais pas qu'il vive avec cela sur la conscience. Elle me dit voyez avec le funérarium vous lui expliquer cela ne devrait pas posé de problèmes. 
J'ai donc appelé et l'agent nous à donné rendez vous, je ne lui ai rien dit au téléphone, car j'avais peur qu'elle refuse. Puis quand mon compagnon est rentré je lui ai dit qu'on devait s'y rendre pour les formalités, et quand j'ai vu la dame, et qu'elle nous a présenté notre petit ange, je lui ai demandé gentillement si mon compagnon pouvait la prendre quelques instants dans ses bras afin de lui dire au-revoir et surtout ne pas vivre avec ce regret sur la conscience. Elle lui a mise dans ses bras et nous a laissé, et il s'est effrondré en me remerciant que jamais il n'aurait pensé pouvoir la prendre et que pour lui il c'était préparé à vivre avec de remord à vie, et que je venais de lui retirer ce poids en l espace de quelques secondes et puis il s'est adressé à sa fille lui a dit son amour et ses regrets, ses projets pour elle, ceux qu'il ne vera jamais voir le jour, puis nous avons tout deux déposé sa dépouille et là j'ai fondu en larmes car mon bébé n'avait pas de vêtements.
J'ai donc demandé où je pouvais m'en procurer, on m'a répondu vous n'en trouverez pas elle est trop petite. 
J'ai donc relevé ce défi, trouver un vêtement de pour mon bébé pour qu'elle parte dans la dignité et le respect. 
J'ai tout simplement été à king jouet et j'ai acheté une petite robe pour poupée et quand je suis retourné avec au funérarium la dame avait les larmes aux yeux elle m'a dit en 35 ans de carrière c'est la première fois que je vois une maman qui achète et qui a pensé à tout pour son bébé. cela m'a beaucoup touché car elle me dit ensuite, vous permettez que je garde la boite pour donner la référence à d autres parents qui pourraient être dans votre cas? Ce que j'ai bien sur accepté.
Puis vient ce fameux jour où l'on doit rendre notre fille à la terre, nous lui avons fait une cérémonie car j'ai voulu qu'elle soit béni avant la mise en bière nous lui avons déposé une peluche chacun avec notre parfum dessus aussi une petite médaille en or cousue sur sa petite robe, des roses puis il y a eu la fermeture le adieu très difficile, nous l'avons donc enterrée.
aujourd'hui avec le recule si je n'avais pas fait tout cela je  ne serais plus de ce monde...
Les suites de l’incompétence de certains médecins avant tout cela, la gyneco a vu que j'étais gonfléé elle m'a fait une injection de lovenox et ce pendant tout le temps de mon hospitalisation à ma sortie j'étais plus du tout gonflé j'avais perdu mes 11 kilos... Le rêve de ma vie est partie à néant... je n'ai pas d'enfants et je ne sais pas si un jour je pourrais à nouveau en avoir, je suis a nouveau en pma, mais c'est ce bébé que j'aurais voulu, d'autant plus que les résultats n'ont révélé aucuns soucis particuliers, j'ai juste appris après par un gynécologue celui qui m'a accouché qu'en effet j'ai perdu une partie du bouchon muqueux ce 3 juillet et que j'aurais du etre hospitalisée sur le champs sauf qu'on ne m’avait pas entendu,
aujourd’hu ani je suis partagée entre la colère et tristesse, ce mal qui me donne envie de tut casser tellement mon bébé me manque, je luis parlais tous les jours depuis le jour où j'ai su que je l'attendais, oui j'ai su à pâques que j'étais enceinte et ma fille devait arriver pour noël le plus beau cadeau qu'une femme puisse avoir.voilà mon histoire cette année à noël je vais avir du mal, mon bébé d'amour me manque, nous l'avons appelé Anaëlle, je voulais un prénom d'ange, hors je n'avais pas recherché et quand on nou sa demandé comment on vouait l'appeler nous n'avions pas de prénom et avons demandé un temps de réflexion... de ce fait nous avons regardé sur internet depuis mon téléphone et avons recherché un prénom mixte car nous ne connaissions pas le sexe et avons tous les deux été attiré par ce prénom et quelques heures plus tard après l'avoir nommée, nous avons quand même recherché sa signification et là j'ai fondue en larmes car il était et représentait réellement ce que je recherchais depuis le début de ma grossesse le prénom d'un ange... Anaël (le) est le prénom de trois anges réuni et gardien de la lune, j'ai fait la promesse que si j'ai un au te enfant dans l'espoir que j'aille a terme et su'il se porte bien, que je le nommerais avec un prénom en lien avec la lune. voilà merci de m'avoir lu. Que c'est dure de perdre son petit bébé. Pas un jour ne cesse sans que je ne pense à elle. Car oui je l'ai tenue dans mes bras et jamais je n’oublierais ma fille. Mon bébé d'amour ta maman elle t'aime et t'aimeras toute sa vie. Ta présence en moi me manque, de me confier à toi matin et soir de te dire bonjour ou bonne nuit en caressant mon ventre me manque...
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sandrinelovemegane

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MessageSujet: Re: Mon histoire, mon accouchement cette délivrance qui fait tant de peine... la perte de mon bébé d'amour.   Sam 19 Sep - 12:41

je suis de tout coeur avec toi sandra moi cela fais 19 ans que j ai perdue ma princesse mégane et j avais 20 ans s'est l'hopital qui as pris tout en charge car m'as grand mere ne voulais pas payé les funéraille 

a ce jour j'attend la réponse de la magistrate pour pouvoir exhumer ma fille la faire incinérée et reprendre les cendre à mon domicile comme cela mégane auras enfin un enterrement digne d'elle et surtout elle seras enfin pres de moi sa maman

je suis de belgique et les lois ne sont pas comme en france moi je n'aie pas pu prendre mégane dans mes bras la caliner elle es née à 33 semaines de grossesse elle as véçu 10 min puis les médecins l'ont euthanasiée car elle souffrais de trop mégane avais bcp de malformations

voila un peu de mon histoire que je vois ds la tienne ( funéraille ) courage à toi ton mari et gros bisous à ta princesse anaelle

sandrine maman de mégane
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audrey counter pressure

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MessageSujet: Re: Mon histoire, mon accouchement cette délivrance qui fait tant de peine... la perte de mon bébé d'amour.   Mar 22 Sep - 7:58

Bonjour Sandra,

Comme je te comprends en te lisant...
Maintenant il te faut du courage, du soutien et en te lisant ton mari est proche de toi et c'est un véritable soutien.
Je ne trouve pas les mots car je suis très émue par ton récit.
Il faudra du temps pour apaiser cette douleur si vivace. C'est comme une forme de rééducation où nous devons apprendre à vivre avec cette absence. Oui, jamais nous ne les verrons marcher, sourire, souffler leur première bougie, les premiers mots, les babillages......Et notre coeur est fendu.
Je te souhaite bcp de courage.
Je te livre mon témoignage en espérant qu'il t'apporte un peu d'apaisement.
Je pense bien à toi et à ton petit ange.
http://www.nospetitsangesauparadis.com/t14475-charly-notre-petit-ange?highlight=charly+mon+ange
Audrey
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