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 Lorsque Maude-Benjamine nous a quittée...

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CatherineetBryan

CatherineetBryan

Nombre de messages : 136
Localisation : Bas-Saint-Laurent, Québec
Je suis : Maman de
Ange(s) : Maude-Benjamine
Décédé(e) à : 20 semaines de grossesse
Le : 12 novembre 2007
Date d'inscription : 04/12/2008

Lorsque Maude-Benjamine nous a quittée... Empty
MessageSujet: Lorsque Maude-Benjamine nous a quittée...   Lorsque Maude-Benjamine nous a quittée... Icon_minitimeJeu 4 Déc - 15:37

Témoignage écrit le 15 janvier 2008
Ma belle Maude-Benjamine, voilà plus de 2 mois que tu nous a quitté... aujourd'hui j'ai envie de partager ton histoire avec les autres mamans et papas anges. Tu m'as fait vivre un début de grossesse des plus faciles, je dormais beaucoup mais comme j'aime bien mon lit et le faire pour toi n'étais pas un gros sacrifice. Je commençais à te sentir bouger ou plutot je disais que tu faisais des bulles lorsque vers 19 semaine j'ai commencé à avoir mal au ventre et à avoir des écoulements blanchatres et jaunatres. Toutes les mamans de mon entourage me disait de ne pas m'en faire que tout était normal. Puis vint le jour où des écoulements sanguins se sont manifestés. Ils n'étaient pas gros, ça ne m'inquiétait pas trop mais je ne voulais pas prendre de chance alors je suis allée à l'urgence pour me rassurer. Mes collègues de travail m'offrent de m'accompagner mais je suis confiante que ce n'est pas nécessaire. Une fois sur place on m'envoit un externe... je ne dois pas être un cas grave! Puis lorsque le médecin le rejoint et qu'ils me font un examen gynécologique le ton change, le stagiaire n'a jamais vu cela... et le médecin de garde non plus! Je sens la panique monter, je dois rester coucher, ils parlent de me transférer en ambulance pour des examens plus poussés. Après quelques minutes d'attente ils reviennent et font basculer mon monde: leur hypothèse est que le col est ouvert, ils pensent voir le sac amiotique qui sort, cela ne vaut pas la peine de me transférer, aucun médecin n'osera refaire d'examen pour ne rien empiré. On me transfert en obstétrique et je dois resté allitée. Si mon amour tient bon pour les 4 prochaines semaines on me transférera à l'unité des grands prématuré du CHUL, sinon je perdrai l'enfant que je porte. Je panique, ou est mon amoureux, laisser moi pas toute seule, qu'est ce que je peux faire... Je suis si impuissante. Une fois mon amoureux sur place on rencontre le médecin de garde en obstétrique, il nous explique d'autres hypothèses plus rassurantes. Pour l'instant rien ne peut être fait, on doit attendre l'échographie du lundi qui nous donnera surement plus de détails sur la situation. Ces recommandations: ne me lever pour aucune raison, meme pas pour aller au toillette et rester positif. On essaie... la fin de seamine passe lentement... Le coeur de mon bébé bat toujours... accroche toi mon gars, je suis certaine que tu es mon petit Benjamin, reste tranquille maman va te porter aussi longtemps que possible. Le dimanche tes grands-parents viennent nous voir. J'ai mal mais j'essaie de ne pas y penser. Toute la famille veut que tu tiennes bon, surtout moi, alors je ne veux pas avouer que j'ai des contractions. Dimanche soir, une fois toute seule avec ton père on comprend que tu risque d'arriver avant l'échographie de demain. Papa passe donc la nuit à l'hopital car il sait que je souffre. Et voilà qu'à 2 heures du matin je perds les eaux qui te protégeait dans mon ventre. Toute l'équipe d'infirmière débarque dans ma chambre, c'est la panique. On apporte l'oxygène et tout le tra, la, la, mais il n'est pas question que tu nous quittes si facilement. Tu as décidé de venir au monde comme les bébés plus vieux, je devrai donc accoucher même si je sais que tu ne vivras pas. Ton père m'accompagne en salle d'accouchement et on nous laisse avec un médecin et une infirmière très compréhensifs et calme. Après environ 4 heures de travail où parfois je pousse car je veux que ça finisse au plus vite et où parfois j'ai pas la force de pousser car je ne veux pas te faire mourrir, tu es sous nos yeux et le médecin nous annonce que tu es une petite fille. Tu es déjà décédé, ton corps est tout mauve et tout mou. Le médecin t'enroule dans une couverte de bébé et te dépose sur ma poitrine, tu es si petite, tu parrais si fragile mais tu es tellement mignonne. On ne comprend pas pourquoi tu n'es pas resté bien au chaud dans ma bédaine, tu as l'air si parfaite, rien ne semble anormal. Je te berce, je te parle, je voudrais te garder avec moi mais je dois partir avec l'équipe de la chirurgie, ton placenta ne veut pas sortir. J'essaie de bien enregistrer ton image dans ma mémoire car maintenant je dois me laisser soigner. Curetage, soins intensifs, infection de l'utérus, transfusion sanguine, les jours suivant me semblent irréels, je ne sais pas trop si j'ai envie de me battre et de me laisser soigner par ces gens qui t'ont laissé partir. Mais je m'accroche à la vie pour ton papa et tes frères et soeurs à venir.

Déjà deux mois que je me remets de ton départ trop rapide, certains jours le deuil est plus difficile à vivre que d'autres. Ton passage a changé notre vision de la vie et j'essaie d'en profiter le plus possible. Peu importe ce que celle-ci nous apportera dans le futur, tu restera notre première fille, notre Maude-Benjamine qui est partie aussi rapidement que tu t'étais installée.

Allez ma belle Maude profite de tes ailes et de ta liberté
Maman Catherine qui te garderas toujours dans son coeur
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