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 Journal d'Isabel

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MessageSujet: Journal d'Isabel   Jeu 3 Mar - 13:48


[b][u]ROBIN



[/u]
[/b]


ça y est loulou, je crois que je me sens prête à t'écrire et à écrire....ça fait 6 mois, une semaine et 3 jours que tu es mort.... Je déposerai dans ce journal des petits mots pour toi, et aussi mes émotions...



http://www.youtube.com/watch?v=w8ER1olb0_s&feature=related


Dernière édition par Isabel&Robin le Jeu 3 Mar - 14:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Jeu 3 Mar - 14:06

Il y a quelques mois,un nouvel ange est arrivé au paradis.
A son arrivée, on lui remet une chandelle.
La coutume exige que chaque soir les petits anges entrent dans le ciel avec leur chandelle allumée.

Mais, soir après soir, les petits anges entrent, sauf lui, car sa chandelle, juste au moment où il va franchir la porte, s'éteint.
Il doit donc rester en dehors des portes du ciel. Assit sur un petit banc.
Quand un soir, un des petits anges de la procession s'arrête et lui demande : Pourquoi ne viens-tu nous rejoindre ?
Je ne peux pas, dit-il

Mais pourquoi tous les soirs ta chandelle s'éteint avant que tu entres ? Je n'y peux rien, ce sont les larmes de ma mère qui l'éteind ...


[size=12] Une petite flamme[/size]
[size=12]

[/size]
Une petite flamme
Un éclat de lumière
Fragile et solitaire
Perdu dans l'univers

Une petite flamme
Qui vacille parfois
Dans le triste et le froid
Mais qui ne s'éteind pas

Une petite flamme
A peine une éteincelle
Silencieuse et fidèle
Comme un écho du ciel

Une petite flamme
Eclairant le chemin
Et chassant l'air de rien
Les noirceurs du chagrin

Elle me disait mon rêve à moi
C'est chanter le feu de mon âme
Et embraser ce que je vois
Moi je voudrais devenir flamme

Devenir une flamme
Brûler par tous les temps
Et répondre en dansant
Aux colères du vent

Devenir une flamme
Et donner sans compter
Tout l'or d'un feu sacré
Sans jamais l'épuiser

Devenir une flamme
Et chanter l'éphémère
L'exil de la lumière
La brûlure du mystère

Devenir une flamme
Faire reculer le noir
Et rallumer l'espoir
Aux grisailles des regards

Elle me disait mon rêve à moi
C'est dissiper le vague à l'âme
Faire voler le rire en éclats
Devenir un jour une flamme

Etre un jour une flamme
Pouvoir vaincre la nuit
Sans combat et sans bruit
D'une étincelle de vie

Etre un jour une flamme
Et brûler l'inutile,
L'encombrant, le futile
Et les guerres imbéciles

Etre un jour une flamme
Qui se tait et espère
Silencieuse prière
Quand le monde se perd

Etre un jour une flamme
Légère comme une aile
Et semer dans le ciel
Des milliers d'étincelles

Elle me disait mon rêve à moi
Quand je serai une vieille dame
C'est d'être passionnément là
Et ne plus être qu'une flamme

N'être plus qu'une flamme
Une flamme qui danse
Obstinée dans l'enfance
N'être qu'incandescence

N'être plus qu'une flamme
N'être qu'une lueur,
Un éclat, une chaleur
Un murmure du coeur

N'être plus qu'une flamme
N'avoir pour seul recours
Que de brûler toujours
D'infini et d'amour

N'être plus qu'une flamme
N'être qu'une poussière
D'étoile qui éclaire
A des années-lumière

Et brûler comme un feu de joie
Chauffant le corps autant que l'âme
Même en cendres, renaître, tu vois
Pour redevenir une flamme

Une petite flamme
Qui chante l'éphémère
Un éclat de lumière
Dansant dans l'univers


~
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Jeu 3 Mar - 16:21

Apprendre à aimer............

http://www.paroles-musique.com/paroles-Florent_Pagny-Savoir_Aimer-lyrics,p19269
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Jeu 3 Mar - 18:07

C'est difficile de parler de toi, de mon histoire avec ton papa, de ce qu'est de venue ma vie... Je vais tenter de remettre les choses en ordres petit à petit et de me reconstruire comme je peux, en m'accrochant à ce que je peux...


Tout à commencé en mai 2010... Je sens un changement en moi, je ne sais dire quoi, j ai besoin d'une affirmation de mon couple, d'être rassurée sur la grandeur de l'amour que je ressens pour ton papa, je doute encore parfois... Séquelles de nos début, blessures encore ouverte de son infidelité passée... Je m'affirme, plus de 2 ans à l'aimer plus que moi même et poirtant, je n'ose pas laisser mon appartement, je préfère être chez Gaetan avec les enfants mais le garder même si financièrement, ça me complique assez la vie...
Ce n'est pas plus mal, Jenny, ancienne coloc il y a 10 ans vient de se faire jetée comme une mal propre de chez elle. Elle sonne à la porte, un sac en plastique et son chat dans les bras, en larmes...
Je repasse plus souvent par mon appartement et Gaetan prend peur, il me le dit, le crie sur tous les toits, oui, c'est bien moi la femme de sa vie...
Mais voilà qu'un jour en rentrant du boulot, jenny rit de sa démarche... On en rit même toute la soirée, elle a mal à la fesse... Le lendemain le médecin lui dit qu'elle a une élongation, le surlendemain une élongation plus contracture pour sombrer dans le coma le jour d'après... On ne sait pas ce qu'elle a ni si elle survivra, son corps est rongé de l'intérieur... Je ne vis plus, chaque heure est un nouveau combat, je passe mon temps en soin intensif, 15 % de chance de survie...Le diagnostique tombe, strptocoque A à facéite nécrosante... Elle se nécrose à vive allure... Son état empire... comme d'habitude, le trop d'émotion me coupe un peu l'appétit, j'ai peur que mon téléphone sonne... Je vais voir mon médecin traitant pour avoir un calmant en phytothérapie. Je prenais ma pillule par 3 plaquettes selon les conseils de ma gynéco, mes règles étant très, très douloureuse, je ne les ai pas...Le choc probablement... Je me fais opérée, 8.5 de tension au maximun avec de l'aide depuis que jenny est dans le coma et on me dit qu'un malaise vagale serait normal après l'opération. Je n'ai pas envie de la faire mais pour le moment jenny est en isolement completn on vient de la transporter au centre des grands brûlés parce qu'elle s'est stabilisée un tout petit peu, mais là bas, nouveau verdict, c'est encore pire que prévu...
Je voulais refaire ma poitrine pour oublier un peu ce corps de maman qui me mets mal à l'aise face au regard d'un homme... Le père de mes deux premiers enfants ne voulait plus me toucher, j'étais devenue mère à ses yeux, juste une mère... L'opération prévue et payée, j'y vais quand même, même si cela me paraît stupide au vu des évèdement... Je vais donc en trainant les pieds, me faire mettre des prothèse mammaires.Je n'ai plus rien depusi mes allaitements...J'ai allaité Diego mon premier fils jusqu'enceinte de Roméo, mon deuxième fils que j'ai allaité un an... J'avoue,j'étais crevée, j'étais contente d'avoir fait se parcours avec eux, mais je voulais retrouver mon corps de femme... Me coilà donc opérée, tension maxi à 8.5, normal au vu des circonstances émotionnelles paraît il. La douleur est fort présente mais me semble aussi hormonale, je repense bébé, curieux... 14 juillet, je fais un test, on pourra me dire que tout cela est normal, je sens bien une présence en moi... tu es bel et bien là, je suis enceinte de 2 mois!!!...
Avoir un bébé d'amour, un bébé de l'homme que j'aime, cet homme dont je suis follement amoureuse et qui me parle mariage et construction maison, cet homme qui m'enmène voir des terrains... Je pleure, je suis heureuse, tu m'apparais comme un cadeau du ciel, une récompense d'avoir tenu bon face aux doutes mais j'ai peur... Que va t il dire? Il se plaind du manque de place dans la maison très souvent, il faut déménagé pour que chaque garçon ait sa chambre... Je vais lui annoncer à la caserne, ton papa est pompier professionnel... Sa réaction n'est pas de la joie... Le lendemain, revenu à la maison, il me demande de faire un choix, toit ou lui... J'aurai mieux fait de ne pas essayer de le raisonner, il a peur, je le sais, mais je te veux et je ne veux pas le perdre, je pourrai l'intégrer dans la grossesse, je suis tout de même haptonome, il va se réveiller, ce n'est pas possible... J'aurai mieux fait de partir tout de suite... un jour j'ai volé dans la maison... J'ai appellé sa famille à l'aide mais ils ne s'en souciaient pas... Pourtant quelques semaines auparavant, nous évions été les rejoindre en vacances... Je pars, je suis déchirée et écoeurée mais j'y arriverai!!! Je n'ai jamais été aussi déterminée à réussir, si il ne veut pas de toi, ni dans 18 ans, je t'iamerai pour deux! Je veillerai sur toi 24/24h, je me renseigne sur les lois, je prends mes renseignements à la police, tu ne seras que mon fils, j'irai te reconnaître dès que je peux sans lui, pour qu'il ne puisse jamais faire pression sur nous.En attendant, je fais profil bas comme l'assistante sociale de la police me l'a conseillé pour avoir plus facile ensuite. Personne de son entourage au complet ne s'inquiète de savoir si tu vas bien, je sais que ta grand mère paternelle est restée une semaine dans son lit à l'annonce de ma grossesse... Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, un jour ce sera trop tard pour le savoir, mais je te promets bébé que je te rendrais heureux et qu'on fera une super équipe à 4, tes frères sont fous de joies et n'arrête pas de toucher mon ventre et t'embrasser, te caresser...

J'ai très dur de ce deuil de mon couple parce que jamais je n'avais aimé aussi fort... Mon Elu m'avait abandonnée et ne t'avait même pas considérer...Comment était ce possible...

20 août: Je savais qu'il partait en vacances avec son fils, j'étais contrariée, épuisée de pleurer entre les moments de bonheur que je partageais avec toi et aussi avec tes frères..Nous étions censés partir ensemble, en famille, à 5, pour la première fois...Tu protestais aussi... Je me reposais...Mais tu me faisais mal, tu poussais vraiment fort...Je ne perdais pas de sang mais le besoin d'aller aux urgences était vraiment évident... Quelle sensation étrange en passant la porte de la clinique, "infection" me vint en tête... Direction écho... Il y a un problème... Tu es là, tu vas bien, mais j'ai mal et je contracte, je suis hospitalisée et on tente d'arrêté les contractions... On me mets tout de même en salle d'accouchement parce que le service en bas est peu rempli ce soir et que je serai mieux suivie. On me descend dans mon lit... que c'est long d'attendre seule dans une salle d'accouchement que les contractions s'arrêtent...Toi tu es parfait mais on soupçonne un décollement caché, on soupçonne que du sang se stocke derrière mon utérus, je ne peux plus bouger si je veux te garder. Je ferai ce qu'il faut, tu es là, tranquille dans ma main, tu t'appaise et les contractions diminuent... Lueur d'espoir, nous sommes sur le bon chemin.... Du moins, c'est ce que je voulais croire jusqu' à ce que tu me préviennes du contraire et voilà qu'après ton annonce je perds un peu de sang, je stresse... Pourquoi me dis tu cela? Que se passe t il? Je sonne, je demande à voir la gynéco, quelque chose ne va pas. Elle rentre dans la salle, et tu commences déjà à te débattre, à t'énerver... Je lui dis que tu ne veux pas la voir, elle ne me crois pas... Une autre écho, tu te déchaines et en plus de te sentir, d'avoir mal, je te vois à l'écran, la gyné surprise de ta réaction et de tes coups contre cet appareils lui font stopper net. Je demande alors qu'on me dise enfin ce qu'il se passe parce que je sais que tu n'as pas peur pour rien. J'ai l'impression qu'on te maintien sans oxygène, que tu te débats comme quelqu'un qu'on cherche à noyer... Elle me dit qu'effectivement tout est fini, tu vas mourrir, j'ai une infection, mon placenta se décolle de plus en plus, les contractions reprennent...Ma réaction alors est de jeter tout le monde dehors, je ne veux perrsonne, ni infirmière, ni gynéco! Juste être avec mon fils. c'est atroce et pourtant, je ne vois pas qui d"autre pourrait être là à part ton papa mais je ne lui annoncerai que lorsque ce sera terminé. C'est la seule nouvelle que je comptais lui donner, le jour de ta naissance, ce sera en fin de compte, le jour de ta mort, nous sommes le 21 août 2010... Je serre les dents pour ne pas hurler, je pleure en silence, je suis rouge de maintenir mon hurlement, je chauffe mais peu importe, je ne veux personne... je ne veux que toi... Je réfléchis à ton prénom.Robin, ce sera Robin. Tu te calme dans ma main... Et je commence à perdre du sang...Beaucoup de sang...Je me débrouille tant bien que mal avec la panne, les contractions appuie sur ma vessie... Tu es devenu si serein... Tu me fais comprendre que la colère ne sert à rien, que seul l'amour à lieu d'être, ce partage est merveilleux et en même temps les heures sont longues et difficilement supportable...Tu es si fort, si présent et si calme dans ma main malgré ta souffrance... Je t'accompagne à t'éteindre, je te demande pardon.Je te dis que tu resteras à jamais mon enfant mais j'ai si dur à t'accompagner... Je sais que je devrai prévenir vite, je risque une hémorragie mais peu m'importe.Je sais que tu veux que je me batte, je le ferai, j'appellerai mais ça me semble si secondaire... J'ai mal... Vraiment mal, tu es en train de t'éteindre. Je veux HURLER à la mort... Je me lève pour vider la panne et j' appelle comme convenu... et c'est là que je sens mon placenta glisser...Je le rattrape d'une main, je marche tant bien que mal vers mon lit.L'infirmière rentre dans la chambre et va affollée chercher la gynéco. Je sais alors que l'horreur va commencer.Que c'est le premier jour du reste de ma vie. Les contractions se sont totalement arrêtée au rythme des battements de ton coeur. tu veux rester là, je le sais...tu ne voulais pas mourrir, tu t'es tellement éloignée de la sortie même si tu étais contrainds d être dans le haut de mon ventre. cet endroit te faisait peur et je le sais, c'est là que se situait le problème. J'apprendrai plus tard qu'une petite partie de mon placenta était déjà nécrosée.Portant tu y restes, pour ne pas sortir de mon corps. Je me retrouve donc les pieds dans les étriés, dents tellement serrées que je ne peux pas parler, je pleure, je m'étouffe dans mes pleurs. "La vie ne vous épargne pas madame Aguilera", je dévie le regard, je crois que j'étais en état de choc. Ma gynécologue dans l'urgence se précoipite d'appuyer sur mon ventre, quelle douleur horrible!Une deuxième fois et de l'autre main, elle te déloge.Elle t'arrache à moi. Je vois qu'on te dépose à côté du placenta pour vérifier qu' il ne reste rien mais je n'échapperai pas à la vérification avant de pouvoir te prendre contre moi. J'ntends l'infirmière d'une oreille dire que tu es vraiment beau, que tu es même plus grand que ce qu'on ne pensait... Tu es si beau mon fils, mon petit Robin, tes lèvres sont si bien dessinées, je suis impressionnée par les détails de ton corps, tes longs doigts, et tout le bas de ton visage...On dirait celui de Roméo! Ta lèvre supérieure juste plus dessinée. Tu aurais eu le gabari de ton papa, ton nez était un mélange de nous deux... Mon bébé d'amour... et voilà que ce monde parallèle dans lequel je viens d'être projetée reprend le dessus, il va falloir te dire au revoir. Je suis d'accord pour te présenter à ta grand mère. ces collègues l'ont appellée, ma mère est infirmière accoucheuse. Elle pleure avec moi, une dame rentre, me dis qu'on te mettra au frigo en attendant et qu'il faudra appeller les pompes funèbres le lundi pour récupérer ton corps car il ne répondent pas le samedi...
Je t'embrasse, et je me fais remonter en chambre. Je préviens ton père d'un sms. Il me demande pardon, il me dit qu'il ne souhaitait pas cela, qu'il pensait revenir et s'occuper de toi mais c'est trop tard!Il est loin, je lui dis que je n'arriverai jamais à le pardonner, il ne prends même pas la peine de m'appeller, ce ne sont que quelques sms... Je me retrouve en chambre de maternité sans bébé...Dans cet hôpital où j'ai déjà senti la joie d'un petit corps tout chaud de vie contre moi, je me retrouve seule, toi au sous sol dans le frigo et les cris des autres bébés venant du couloir. Il va falloir que je l'annonce à tes frères, si heureux d'attendre ta venue...Je n'en peux plus, je demande d'aller m'acheter des cigarettes, je veux sortir de là. Je recommence à fumer, je carbure vite à 2 paquets sur la journée. J' avais faim quand je suis arrivée, quand tu étais en vie, mais là, je comprends vraiment la difficulté que peut ressentir une anorexique! Je me fixe 8kg parce que je sens que là, je vais avoir difficile, si je ne sais vraiment pas manger, je me ferai hospitalisée à ma demande. 4 jours après ton décès, je rentre dans mes vêtements d'avant! ça a été dur de chercher des textes et de t'écrire un hommage avec le peu de force qu'il me restait.Mais je tenais tellement à ce que tu puisses reposer en paix, honorer ton message et ton passage par quelque chose de beau, quelque chose qui nous ressemble. Ta messe a été magnifique, mais que de contraction le jour de ton enterrement! Mon corps revivais notre séparation heure par heure... Comme tous les samedis suivant d'ailleurs... Maintenant ça va mieux, mais le samedi reste difficile tout de même, comme chaque 21 d'ailleurs...

Voici ce que j'ai fait pour toi mon petit poussin:

Chanson Ta main
 
Tu sais que j’ai du mal,
Encore à parler de toi,
Il parait que c’est normal,
Il n’y a pas de règles dans ces jeux là.
Tu sais j’ai la voix qui se sert,
Quand je te croise dans les photos,
Tu sais j’ai le cœur qui se perd,
Je crois qu’il te pense un peu trop.
C’est comme ça,
C’est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.
C’est dur de briser le silence,
Même dans les cris, même dans la fête,
C’est dur de combattre l’absence,
Car cette conne n’en fait qu’à sa tête.
Et personne ne peut comprendre,
On a chacun sa propre histoire.
On m'a dit qu’il fallait attendre,
Que la peine devienne dérisoire.
C’est comme ça,
C’est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins,
Que tu m’entends.
Je voulais te dire que j’étais fier,
D’avoir était au moins un jour,
Un peu ton ami et ton frère,
Même si la vie à ses détours.
C'est comme ça,
C'est comme ça.
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé tenir ta main,
Un peu plus longtemps…
J'aurais aimé que mon chagrin,
Ne dure qu’un instant.
Et tu sais j’espère au moins
Que tu m'attends.
 
Grégoire
 
 
Il m’est encore difficile de parler de mon petit Robin et de nos vies si étroitement liées.
Robin nous a fait des cadeaux merveilleux, il nous a permis aux personnes que j’aime, à Diego, Roméo et à moi, sa Maman, de partager la joie de sa présence et le bonheur de venir se blottir dans nos mains.
Ils ont su entre frères en profiter tant qu’ils ont pu...
Son prénom, choisit en salle d’accouchement, lui vient de ces moments heureux à communiquer avec ses frères. Il était taquin mais têtu! Aussi taquin que Roméo, car seul lui pouvait le déloger de sa cachette favorite quand il avait décidé d' y rester, en le couvrant de bisous et en lui disant de venir "tout là-haut dans mon ventre" en faisant quelques pressions dans son abris. Avec Diego, Robin était plus attentif, il poussait de toutes ses forces pour faire une belle bosse et se blottir dans sa main douce, loyale et protectrice.
Cette association de caractère et le goût prononcé de mes enfants pour la nature m’a fait penser qu’il ferait un merveilleux Robin des bois! Taquin, têtu, tout en donnant un sens à ses actions. Une amie m’a dit à la maternité, qu’elle était certaine que la signification de son prénom serait liée à notre histoire. En effet, Robin veut dire Lumière. Les enfants me disent que leur petit frère est un ange la journée et une petite étoile la nuit. Il sera désormais la lumière sur notre chemin pour nous rappeler l’essentiel.
 
 
Chanson dans ta bulle.
"Quand les lumières sont plus douces
Quand les bruits du jour s'émoussent
Quand le calme enfin me gagne
Quand le tourbillon s'éloigne
Je te rejoins dans ta bulle
Et mes rêves déambulent
Je t'imagine, je te dessine
Je te rejoins dans ta bulle
Ma pensée est funambule
Sur le fil de la tendresse
Je t'effleure d'une caresse
Quand je suis seule dans la foule
Au cœur de la vie qui roule
Quand la ville me décore
Pour oublier son décor...
Je te rejoins dans ta bulle
Dans ton univers je bascule
Je t'imagine, je te devine
Je te rejoins dans ta bulle
Te découvre minuscule
Alors au creux de mon cœur
Je sens s'ouvrir une fleur...
Quand je chante près du piano
Que ma voix s'envole haut
Quand j'écoute une symphonie
Quand je cherche l'harmonie
Je te rejoins dans ta bulle
Plus rien ne te dissimule
Mon âme s'ouvre, je te découvre...
Je te rejoins, je te vois
Je goute ta présence en moi
Je chante et puis tu t'endors
Dans le berceau de mon corps..."
Fabienne Marsaudon
 
Robin a eu une rage de vivre incroyable. La veille, il me semblait protester, mais je ne savais pas encore pourquoi, mis à part que seul un petit gars pouvait protester avec autant de force!...
Lorsqu' à la clinique le verdict est tombé, Robin s’est défendu contre qui voulait envahir notre espace en ripostant et chottant plus fort que jamais lors de sa dernière échographie. Il est alors venu attendre notre implacable destin, bien au perché dans ma main à l' endroit que lui avait indiqué son grand frère. Il n’en a plus bougé jusqu' à s’éteindre dans la chaleur de ma main. Robin voulait vivre et faire partie de notre petite équipe, il a fallu qu’on vienne l’y déloger et c’est alors qu’on me l’a physiquement présenté...
Je ne peux expliquer la transmission du cadeau qu’il m’a fait durant ces longues heures d’attente, mais je me suis rendue compte qu’il me confiait sa rage de vivre et d’être là. Je sais que le deuil sera long, que je passerai par toutes sortes de phases, mais je sais aussi que même si mon corps est affreusement vide de lui, sa présence est infinie et qu’il habite désormais le moindre recoin de mon univers. Qu’il saura à sa façon, rendre encore plus merveilleux les beaux moments que je pourrai vivre plus tard, lui qui était si petit, si beau, si parfait, je voudrai tellement le serrer contre mon cœur...
Diego et Roméo m'ont dit de dire qu’ils ne voulaient pas que Robin meure mais voulaient qu'il reste avec nous.
Que mon ventre était plus beau quand il était arrondi et que l'important c'est que nous l'avons aimé.

Il y a un texte qui me parle beaucoup de ce que nous avons vécu depuis sa conception et qui me rappelle le chemin à parcourir encore.

La porte à claqué sur le jardin d'hier.

Il y a eu une tornade,
Ce beau pays où j'avais espéré mes rêves
Et mis nos couleurs,
A vu ses terres dévastées,
Les fleuves ont débordé; la terre a tremblé.
Il faudra y revenir avec des pelles et des marteaux
Quand le temps sera revenu et revenu le courage.
Ouvrir la porte doucement et longuement
Ressemer le jardin, pour en refaire un petit à petit,
Avec amour et patience,
Le jardin sacré, le jardin secret,
Pour voir renaître les fleurs et reconnaître mon chemin ;
Les arbres ne pourront repousser
Mais le pays sera beau tout de même.
Il ne faudra pas laisser souffler le vent
Ni même chanter les oiseaux de peur de réveiller
La tourmente, mais simplement se taire
Et prier pour la paix revenue
Et savoir qu'il y aura pour toujours
Cette porte à refermer
Et qu'il faudra chaque fois repartir sur l'autre chemin,
Dans l'autre pays, celui d'aujourd'hui,
Avec les chemins qui montent,
Les cailloux et le paysage aride
Celui sur la route duquel on ne voit pas encore
Le paysage de demain ;
Même si l'on sait que la même porte du jardin
Est là-bas tout au bout
Avec toi qui nous attend derrière,
Mon petit Robin.
Chanson Nulle part ailleurs que partout
Toi la présence dans l'absence
Toi la parole dans le silence
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout
Tu es la saveur et le sens
De ce qui jamais ne finit
Dans les moments de soif intense
Tu m'as abreuvée d'infini

Mon bonheur d'être, ma source vive
Le beau poème de mes jours
Je te rejoins sur l'autre rive
Là où patiente ton amour
Je t'ai rêvée de part en part
Dans des instants de rien du tout
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout

Tu donnes sens à mon existence
Je ne peux oublier ce jour
Où frôlée d'un amour immense
Je t'ai sentie là tout autour
Comme le doux murmure du vent
Fredonne une chanson de ciel
Rien ne sera plus comme avant
Je ne vis plus que d'essentiel

Mon bonheur d'être, ma source vive
Le baume à mes peines d'avant
Tu ensoleilles ce qui m'arrive
Autour de moi et au-dedans
Je t'ai rêvée de part en part
Dans des instants de rien du tout
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout

Longtemps c'est vrai je t'ai cherchée
Sans voir que tu étais toujours
Tout près de moi à peine cachée
Dans les recoins de mon amour.
Toi la présence dans l'absence
Toi la parole dans le silence
Je ne te trouve nulle part
Nulle part ailleurs... que partout.

Fabienne Marsaudon

De la part de Corinne et de sa marraine Céline

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : "Il est parti ! "
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi, pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti ! "
Il y en d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
S’exclament avec joie : "Le voilà ! "
C'est ça la mort.

William Blake.
[size=9]
Dors ! 
Dors mon petit trésor 
Tu peux être tranquille 
Je suis là prés de toi
Je te protège...
Dors !
Et vas vers les étoiles,
Mets tes petites ailes d'argent
Et fais le tour, le tour du temps,
Le tour du monde et de l'amour.
Restes sur tes nuages,
Ne sois jamais trop sage !
Rêve que tout est possible !
Et jamais n'oublie
Que je suis ta marraine
Pour la vie, pour toujours
Et pour l'amour.
[/size]

 

Dernier texte
 
 
Les mots exacts pour le dire
 
Je vous en prie, ne me demandez pas si je réussirai à le surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.
Je vous en prie, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant,
Il n'est pas ici au creux de moi.
Je vous en prie, ne me dites pas qu'il ne souffrira plus,
Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.
Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens,
A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.
Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir,
Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.
Je vous en prie, ne me dites pas que je ne l'ai pas gardé longtemps,
Selon vous, à quel moment votre enfant devrait-il mourir ?
Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez de son petit passage.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon petit Robin.
Je vous en prie, laissez-moi simplement pleurer.
 
 
Chanson s'il suffisait d'aimer
 
Je rêve son visage je décline son corps
Et puis je l'imagine habitant mon décor
J'aurais tant à lui dire si j'avais su parler
Comment lui faire lire au fond de mes pensées?
Mais comment font ces autres à qui tout réussit?
Qu'on me dise mes fautes mes chimères aussi
Moi j'offrirais mon âme, mon cœur et tout mon temps
Mais j'ai beau tout donner, tout n'est pas suffisant
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on changeait les choses un peu, rien qu'en aimant donner
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Je ferais de ce monde un rêve, une éternité
J'ai du sang dans mes songes, un pétale séché
Quand des larmes me rongent que d'autres ont versées
La vie n'est pas étanche, mon île est sous le vent
Les portes laissent entrer les cris même en fermant
Dans un jardin l'enfant, sur un balcon des fleurs
Ma vie paisible où j'entends battre tous les cœurs
Quand les nuages foncent, présages des malheurs
Quelles armes répondent aux pays de nos peurs?
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on changeait les choses un peu, rien qu'en aimant donner
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Je ferais de ce monde un rêve, une éternité
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Si l'on pouvait changer les choses et tout recommencer
S'il suffisait qu'on s'aime, s'il suffisait d'aimer
Nous ferions de ce rêve un monde
S'il suffisait d'aimer.
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Jeu 3 Mar - 18:20

C'était une petite messe très intime magnifique, très douce, tes frères si fort et si soulagé de savoir où allait aller ton corps... J'ai si dur de voir ton cerceuil et de te savoir mort, dedans, j'en tombe à genoux, j'y dépose un baiser...






J'ai été trouvé des grands parents paternelles pour les prévenirs de ton décès et de ton enterrement. "On est pas là", voilà les seules paroles pronnoncées, j'tais en pleur, je ne savais pas parler correctement tellement ça me prenait au coeur, au ventre et à la gorge. Je n'ai jamais eu de nouvelles d'eux, ça aura été la seule fois où je les aurai revu depuis les vacances. Leur indifférence me tue! Je crois qu'il vaut mieux qu'ils ne me reparle plus jamais à présent, mieux vaut vraiment pour eux parce que je trouve ça immonde. Quel manque d'humanité!!!!Quel manque dee respect envers toi qui n'avait rien demandé!Toi si courageux! Comment peut on se réjouir de la mort d'un enfant, de son propre petit fils, de son propre neveu? Comment peut on nier l'existance du demi frère de son enfant? Tous ces gens pour qui j'en ai fait des tonnes... Je n'ai jamais eu aucune nouvelle...
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 4 Mar - 4:33

C'est un jour sans aujourd'hui mon ange, je me suis réveillée en pleurant.... Tu me manques, je suis vide, tu n'es pas là... On devrait être ailleurs, tu devrais être contre moi, en portage et je devrai faire leménage pour acceuillir correctement les garçons comme chaque vendredi... quand tes frères sont là, j'ai dur aussi, je suis heureuse qu'ils soient là, mais j'ai dur parce que plus jamais je ne serai une mère complète. Je sais, je le sens, je ne peux l'expliquer mais tu manques dans la fraterie.Ils sont tellement opposés dans leurs caractères et si complémentaires, toi tu étais un juste milieu, vous auriez fait une équipe du tonnere!!! Aujourd' hui, je pleure dès mon réveil, aujourd'hui va être encore une journée difficile... Aujourd'hui je repense à ce qu'aurait dû être notre vie, sans ton père et avec lui si tout n'avait pas explosé...Je t'aime mon ange....


http://www.youtube.com/watch?v=AzrXY-FHwS8
Je ne sais plus si j’ai mal
Ou si c’est l’habitude
D’être toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs
Je ne sais plus si j’ai froid
Ou si c’est le vide qui me glace
Les os et puis les doigts quand ça devient trop déguelasse
Refrain :
Je ne sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je ne sais plus si je t’attends
Ou si je fais juste semblant

Je sais plus si je veux mourir
Ou si je veux croire toutes ces conneries
Je me raconte pour dormir et sortir de mon lit
Je ne sais plus si je cicatrise
Ou si je pisse encore le sang
Si je suis moi, si je me déguise si je voudrais encore un enfant
Refrain

Je ne sais plus si je suis foutue
Ou si je vis effrontément
Suis-je malheureuse ? Je ne sais même plus
Si je recule ou vais de l’avant
Je ne sais plus si c’est ta voix
Qui me donne la nausée au réveil
Ou si c’est le gris au dessus des toits
Et si c’est le gris c’est pas pareil
Refrain

Je ne sais plus si j’ai peur
Ou si je ne crois plus en rien
Si mes larmes coulent sur ton cœur
Si mes rires brûlent dans tes mains
Je ne sais plus si c’est normal d’avoir le cœur trop haut
Qui se soulève dans mes entrailles
Et bousille mon cerveau
Refrain

Je ne sais plus si je suis trop moche
Ou si c’est ce foutu miroir
Qui me brise en morceaux et m’écorche
L’estime et le regard
Je ne sais plus si sur ta langue
Il te reste un peu de mon amertume
Si je coule ou si je tangue entre la mer et l’écume
Refrain



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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 4 Mar - 10:16

Je me suis secouée, j'ai été me réinscrire à mes cours de ccf...ça va être dur mais je ne peux pas abandonner sans avoir essayer de continuer dabord...
Je vais aller voir une maison avec Jenny aussi...

J'ai oublié de précisé que Jenny a été tiré d'affaire le jour où j'ai accouché de mon petit Robin et qu'avant son coma, c'est elle qui avait un doute sur une grossesse éventuelle... Jenny est mon ancienne coloc, on s'est connue sur les banc de l'école. cet été nous avons toutes les deux été touchées dans ce que nous avions de plus cher. elle son corps, et moi, ma maternité.
Je lui ai proposé une coloc pour nous aidé à redémarrer et comme ça je pourrai m'occuper d'elle pour ces opérations à venir.A deux, on est plus fortes!
Elle est extra aussi, à peine réveillée de son coma, sans trop savoir parler parce qu'intubée un mois et demi, elle m'a demandé ce que j'avais fait durant ce temps! Et qu'elle ne savait plus marcher, ni bouger mais qu'elle allait récupérer parce que c'était comme ça! Et elle marche plus vite que moi!!!!Evidement, elle ne pouvait pas savoir que j'étais autant que je pouvais aux soins intensifs et que je prenais tous les jours de ces nouvelles via sa maman.

Peut être vais je entrer dans un nouveau cap de ma vie avec le soleil qui revient peu à peu? J'espère même si la route est encore très, très longue....Pour l'une comme pour l'autre...

Les enfants seront bientôt là, pour commencer une nouvelle semaine de garde alternée. Ils ont chacun une amoureuse à l'école! C'est trognon! ça me fait mal de me dire que tu manque dans la fraterie mon ange, je ne me sens pas une mère complète depuis ton départ. Il y a un vide si grand de toi et pourtant n'as jamais eu l'occasion de remplir notre chez nous de tes sourires....Mais tu as ta place dans ma vie, autant que diego et Roméo, je crois que tu grandis avec moi, et que je te laisserai partir comme tes frères quand tu seras en âge d'être autonome...Alors seulement le vide se fera moins grand... Même si tu vivras à jamais dans mon coeur... J'étais si fière de me dire que j'aurai 3 garçons, ma petite tribu de mecs! Les 3 hommes de ma vie.

Roméo a fait fort cette semaine! Il a demandé à me téléphoner mercredi, j'avais pleuré toute ma nuit au point d'en avoir mal aux yeux-ils n'ont toujours pas dérougis de partout d'ailleurs!- et il m'a dit: "maman, je sais que tu es triste pour Robin, alors j'ai demandé d'aller au magasin et je viens t'apporter des courses, j'ai tout choisi moi même!". Il y a avait des légumes, du papier toilette, des yahourt, et bien sûr quelques friandises dont mes préférée... Mes préféré ce sont les m&m's, tout simplement parce que c'est la dernière chose que j'ai mangé de ton vivant et ça me fait penser à toi, c'est bon, et le chocolat cache une petite cacahuète... Comme une grossesse.... Sur ce il est arrivé, m'a fait un câlin de koala comme lui seul est spécialiste, et m'a demandé si je prenais bien mes médicaments pour le mal de coeur, autrement dit, mes anti dépresseurs... Diego lui, comme à son habitude, m'a fait un câlin tendrement, et de sa voix plus grave m'a dit qu'il m'aimait...Nous sommes allés jouer dans le trempoline après... Tu fais vraiment partie de leurs vies, comme si toujours, tu étais autour de nous, tu nous as unis dans cette épreuve, mon "petit Robinnet des buissons" comme disait ta marraine! Je crois que pour le coup, moi qui avait peur que vous soyez surdoués aussi, tant le repos du cerveau n'existe pas et que les questions existentielles fusent; c'est finalement un atout pour nous tous. ce ressenti plus dévelloppé, cette facilité d'aborder les discutions, cette façon de voir la vie comme dans un livre de philo m'a bien aidée à leurs faire traverser leurs deuil, si différent l'un de l'autre.
Tu l'avais bien remarqué dans leurs différences, il était évidement logique alors que leurs deuils sont différents... Entre Diego qui croit en Dieu plus le Bing Bang et Roméo simplement au Bing Bang, je peux te dire que tu as été un sacré Bing Bang aussi!! Smile Mais que dans le fond, tu leurs à apporter dejà tellement, même si souvent encore, ils aimeraient que tu sois physiquement avec nous. Diego qui a été si longtemps angoissé par la mort et ce qu'il y avait après est persuadé qu'on se retrouvera tous ensemble même si cette vie ci sera longue avant la prochaine... Je ne l'influence pas dans ces croyances, mais j'y crois aussi...
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 4 Mar - 18:15

Encore un soir de Merde! Je peux le dire un Putain de soir de merde où c'est moi qui me sens comme une merde!!! J'en ai marre, j'essaie de positiver mais ça me rattrape toujours... J'en crève du manque de respect envers mon fils, j'en crève vraiment que des gens se soient réjouis de sa mort! Je le supporte pas!! J'en peux pluuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 4 Mar - 19:12

JE M EN VEUX!!!!!!!
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Lun 7 Mar - 4:44

Merci d'être venu m'entourer de ton amour et de ta bonté d'âme mon ange... Il faudra que je le mette par écrit pour que je ne l'oublie plus jamais... Je t'aime et tu me manques, mon fils....
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 11 Mar - 2:06

C'est sur d'écrire.... Le moral s'envole ses derniers jours...J'ai beau me forcer, il s'en va en courant... Peut être que j'y arriverai mieux quand les loulous seront chez leur papa? C'est fou comme pour eux, c'est important de passer quelques minutes près de toi, juste pour te dire bonjour... Après tout va bien....

encore une journée.... Je vais essayer de me concentrer sur mes petits bonheurs simples, je sais, je te sens déjà contrarié de mon laissé aller...
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Mar 5 Avr - 14:24

Mon ange... Pardonne moi, mon ange... Je t'aime tellement mon petit Robin... On sera bientôt tous les deux... On veillera sur tes frères ensemble... Je ne veux pas qu'ils aient une maman en larme pour le reste de leur vie... Je veux qu'ils vivent et je suis aussi morte que toi, j'aurai dû m'en aller avec toi mon ange, je ne t'abandonnerai plus jamais... Attends moi un tout petit peu mon trésor, le temps que je mette mes affaires en ordres et que ce soit moins pire pour tes frères... Robin, mon merveilleux petit Robin, ton père t'a tué et c'est de ma faute, j'étais responsable de toi, pardonne moi...
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Mer 6 Avr - 9:03

Coucou Isabel,

Donne nous de tes nouvelles, peu importe les quelles mais toutes les mamanges s'inquiètent vraiment fort pour toi !!!

je t'embrasse très, très, très fort...

ps : désolée d'utiliser ce poste pour essayé de te contacter, si tu veux quand j'aurai de tes nouvelles on peut peut-être l'effacer !


Sophie
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Mer 6 Avr - 9:22

Isabel, j'espère que tu liras ce message... Le gouffre est parfois si profond qu'on pense qu'on a pas d'autres solutions que s'abandonner mais c'est faux. Si tu crois en une vie après la mort dit toi qu'une Ame se nourrit du bonheur et de l'amour de ceux qu'ils ont du malheureusement quittée... Je ne pense donc pas que la meilleure façon de rendre hommage à Robin est de le rejoindre et que dire pour tes autres fils... Pour Robin ce n'est pas de ta faute par contre pour les 2 autres tu as le choix de ne pas rendre leur vie plus sombre et je ne crois pas que tu pourras mieux les aider de la haut... Je crois que si les défunts pouvaient nous aider concretement dans notre vie terrestre ça se saurait... Ou alors c'est que les miens ne m'aiment pas...
Allez ma belle resaisit toi et viens nous donner des nouvelles!
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 8 Avr - 15:49

Courage Isabel, c'est très dur de lire tes mots, le départ de ton Ange est très récent. Ne lâche pas prise, ne perd pas pieds, nous avons toutes ces moments de douleur si viscérale que nous avons l'impression que rien ne nous apaisera, mais il faut du temps, donnes toi le temps. Ton Robin est déjà près de toi dans ton coeur et dans ta tête et il a besoin de sa maman vivante auprès de ses frères et pour parler de lui et continuer de le faire vivre dans votre mémoire.
Je t'embrasse très fort.
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Mar 20 Sep - 7:33

Je suis de retour mon petit Robin des bois, et je vais mieux... Je t'aime. Maman.
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Jeu 12 Jan - 9:39

Coucou mon petit coeur....

J'essaie d'avancer mais je n'y arrive pas... Je suis morte en même temps que toi, comment pouvoir alors ressentir, faire des projets, entrevoir l'avenir...Si je suis morte avec toi...

Je fais de mieux en mieux semblant mais je déborde de larmes à l'intérieur...

C'est tellement dur de vivre cette souffrance... C'est tellement dur de ne pas être comprise, c'est tellement dur que tu ne sois rien pour tous ces gens...

Je ne trouve pas la force pour faire face... ça me prend déjà toute mon énergie de simplement rester debout... Je ne sais pas comment font les autres, je ne trouve pas le truc pour réenclencher ma vie...
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 20 Jan - 14:16

ça va faire 17 mois, 17 mois que ce cauchemard a commencé...

Je me sens de plus en plus perdue, je ne sors vraiment pas la tête de l'eau, je ne sais plus quelle direction prendre. Je ne sais plus comment faire pour oser espérer et espérer tout court, je ne sais plus comment me projeter dans l'avenir, je ne sais même plus comment aimer.

Je ne sais même plus dans quoi je vais pouvoir bosser à présent, vraiment rien à quoi me raccrocher...

Je voudrai juste que le temps s'arrête, qu'on me foute la paix, qu'on arrête de me dire que la vie continue parce que pour moi, elle n'a jamais repris.

J'ai eu des nouvelles de ton père, il me dégoûte... J'aurai voulu qu'il regrette mais ce n'est pas le cas et ça me troue le coeur.

J'en ai ma claque de cette "normalité", de ce que devrait être ma vie aux yeux des autres, de ce paraître qui m'envahi pour ne plus les entendre...

Je voudrai pouvoir partir loin, vraiment loin, où personne ne sait, où personne ne me dira de passer au dessus, où personne ne me connaît et où je ne connaîtrai personne...... Je ne sais vraiment plus comment faire...

J'ai rêvé de toi mon petit Robin, et j'étais tellement bien que je ne voulais pas me réveiller. J'ai rêvé que chaque mamange avait une boîte (pas un cercueil), et je pouvais te reprendre tendrement, te toucher, regarder tes traits... Tu étais mort mais beau et physiquement avec moi. Je me rappelle que même dans mon rêve, je me concentrai le plus possible pour ne rien perdre de toi.

Ce qui était étrange après coup, c'est que tu avais je crois, une petite soeur avec toi... Pourquoi, je ne sais pas... Il est pourtant clair que tu resteras mon dernier enfant...

Les jours d'après, j'ai rêvé presque chaque nuit de bébés... C'était très perturbant et ça me perturbe encore... Ces bébés n'étaient pas toi, ils ne te ressemblaient pas, pourtant je les avais à bras... C'est comme si en même temps que les images défilaient, une part de moi trouvait ça complètement absurde... Je les ai même trouvé moches parce qu'ils n'étaient pas toi! Je crois que j'étais même fâchée d'avoir rêvé d'autres bébés qui auraient eu ton âge...

C'est étrange et éprouvant... Ta marraine me dit que c'est parce que mon inconscient se refuse à faire ce deuil de maternité... Alors, c'est sûr que je trouve ça horriblement triste et dur à faire, mais je n'en veux pas d'autre que toi! Et Dieu sait que je ne peux plus recommencer un vrai couple, une famille... Tout ça s'est envolé avec toi.

Je fais semblant et je ne me sens pas capable de plus...

TU ME MANQUES TELLEMENT, TELLEMENT, TELLEMENT FORT!!!
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Sam 21 Jan - 14:17

17 mois... Je sombre encore...
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MessageSujet: Re: Journal d'Isabel   Ven 23 Mar - 6:11

19 mois et 2 jours...



Coucou mon ange...

j'ai bien compris ton signe, MERCI .

Je te sentais tout autour de moi... C'était improbable vu ma bourde mais quelque part, je ne sais pas pourquoi, j'avais une douceur en moi qui m'a apaisée pendant l'attente. ça ne m'a pas empêchée d'être sonnée de savoir que j'étais acceptée, ce que j'avais ressenti était donc juste!...

Je ne verrai plus les 21 de la même manière.

Je suis donc retournée en cours, avec un peu d'apréhension et un peu de panique parce que je savais que je reverai quelques personnes de mon ancienne classe pas au courant de notre histoire. Je savais aussi que la prof me poserait la question devant ma nouvelle classe, lors des présentations... A nouveau, j'ai senti cette assurance de t'avoir à mes côtés et tout s'est super bien passé. Belle surprise aussi, l'ambiance de cette nouvelle classe est nettement meilleure! Nous sommes tous différents, de 22 à pas loin de 60 ans et les échanges se font avec un naturel très agréable. Les cours et les jardins étaient remplies d'étudiants profitant du soleil et de la rennaissance du printemps. Je me sentais bien en observant ces scènes de bonne humeur et les échanges faciles faisant, j'ai été transportée par l'ambiance jusqu'à faire partie moi aussi de ce joli tableau. Et je m'y suis sentie à ma place. Je n'avais plus connu ce sentiment depuis que tu es mort. C'est une sacrée différence, un sacré pas un avant.

Je ne peux pas encore dire que tout va bien se passer, mais en tous cas, je l'espère et ça c'est nouveau aussi. J'ai l'impression que l'été va être porteur de nouveauté.

Je pense tout le temps à toi, je commence à arriver à "te parler", je ressens moins le poids de la culpabilité comme un poignard dans le coeur, "ça change notre relation". Je ne ressens plus une union d'amour et souffrance. Une douceur à fait son apparition donnant un autre poids à l'amour qui en devient plus fort que la souffrance.

Je crois que j'ai enfin trouvé le chemin...



Je t'aime infiniment mon petit Robin...
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