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 Arthur et Antonin, mes deux petits anges partis trop tôt

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delphy




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Age : 39
Localisation : quaregnon, Belgique
Je suis : Maman de
Ange(s) : Arthur et Antonin
Décédé(e) à : 21 semaines de grossesse
Le : 06/06/2009
Date d'inscription : 25/06/2009

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MessageSujet: Arthur et Antonin, mes deux petits anges partis trop tôt   Arthur et Antonin, mes deux petits anges partis trop tôt Icon_minitimeSam 27 Juin - 5:55

"On file à l'hôpital". C'est par ces mots que notre drame a commencé.
Ce qui devait être une journée comme une autre allait vite devenir un cauchemar.

Ce mardi là en me levant, j'ai découvert des pertes de sang assez importantes. Sur le coup, je me dit : " Ce n'est rien, ça peux arriver "
Je préviens mon mari et malgré l'angoisse qui me tétanise, j'arrive à m'habiller. Nous partons donc pour les urgences à 5h45.
L'urgentiste qui nous reçoit préfère m'envoyer directement en maternité.

La sage femme arrive et me place dans une chambre pour faire un monitoring de contrôle. Je n'ai pas de contractions et on entend bien les deux petits coeurs. Grand "ouf" de soulagement et je commence à me dire que je me suis affolée pour rien.
Je pars pour la salle d'échographie où m'attend le gynécologue. Je m'installe et on fait l'écho. Pas de problème, les coeurs battent normalement, mes deux petits garçons bougent bien. Pour lui tout est ok.
Il décide de m'examiner et là tout s'accélère. En moins de deux secondes je comprends qu'il se passe quelque chose de grave. En effet, le col est dilaté et une des deux poches sort. Mais je ne suis qu'à 21 semaines de grossesse, c'est beaucoup trop tôt. Je commence à pleurer, à avoir des spasmes. Bien qu'il me demande de me calmer car cela risque de provoquer des contractions, rien n'y fait les larmes coulent sur mes joues.
Deux infirmières viennent me rechercher avec un lit car je dois maitenant rester coucher et essayer de tenir jusqu'à 26 semaines (voire plus).

De retour dans la chambre, mon mari ne savons plus où nous sommes. Mais que nous arrive-t-il ?
J'ai peur pour la suite, j'ai envie de crier ma douleur.

Quelques heures plus tard, les premiers résultats de la prise de sang tombent : j'ai une infection utérine.
Tout de suite, on me place une perfusion d'antiobiotiques.
Mercredi, jeudi, le taux d'infection augmente...

Vendredi matin, le taux a encore augmenté et j'ai des pertes anormales.
Dès le début de l'après-midi, on me fait une écho de contrôle : il manque du liquide amiotique dans une des poches.
Nouvel examen : la gynécologue me confirme que la poche est fissurée et donc que l'infection va se propager au bébé.
Il va falloir accoucher.

Alors que nous commencions à retrouver un peu d'espoir, que nous commencions à nous dire que nous pourrions les sauver. Le monde s'écroule cet après-midi là.

Le soir même, je rencontre une spécialiste en grossesse à risque. Son verdict est sans appel : je dois accoucher car le taux d'infection est trop élevé et je risque ma vie.
Elle m'explique également qu'à ce stade de la grossesse, elle ne pourra rien faire pour sauver mes deux petits garçons.

Le samedi matin, on me place la perfusion devant déclencher le travail. A 11h45, je pars en salle de travail. C'est là que naîtront mes deux petits bouts deux heures plus tard.
A peine nés que déjà ils sont partis jouer dans les étoiles.
Nous sommes le 06 juin 2009.

Mon mari et moi réintégrons la chambre en fin d'après-midi. Nous sommes seuls avec notre douleur.

Je suis sortis de l'hôpital trois jours après. Depuis je tente de garder la tête hors de l'eau mais je sens que je sombre.
Je me sens vide, en colère face à cette injustice.

Après l'accouchement, j'ai pu avoir mes fils dans les bras. J'aurais voulu que ce moment ne finisse jamais et les garder ainsi à jamais.
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MessageSujet: Re: Arthur et Antonin, mes deux petits anges partis trop tôt   Arthur et Antonin, mes deux petits anges partis trop tôt Icon_minitimeSam 27 Juin - 7:21

Je tiens à t'offrir mon plus grand soutien. J'ai perdu mes jumelles à 35 semaines de grossesse il y a maintenant 10 ans et pas une journée ne passe sans que je ne pense à elles. C'est un long chemin qui t'attend car perdre un enfant est tout une épreuve. Tu te dois de vivre ces moments difficiles, on ne peut malheureusement pas l'éviter. Je te souhaite bon courage...
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Arthur et Antonin, mes deux petits anges partis trop tôt
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