Je m'appelle anne j'ai 24 ans, j'ai perdu ma petite fille le 13 juillet 2010.
J'ai découvert que j'étais enceinte il y a pile poile 1 an à a peine 10 jours de grossesse. Je l'ai mal accepté pour moi c'était trop tot pour un bébé, je voulais encore avoir le temps de profiter un peu de ma jeunesse. Le test de grossesse je l'ai simplement fait par curiosité, j'avais un doute, mais j'étais presque sur à 100 % que je n'étais pas enceinte. Aujourd'hui je regrette d'avoir eu ces pensées si n'égatives pour ma fille. Je m'en veux terriblement.
Le début de la grossesse fut un peu chaotique, risque de fausse couche, au final bébé s'accroche bien et continue sa croissance normalement. J'ai de la chance d'avoir un médecin qui me fait une échographie de controle tous les mois.
Petit à petit je commence à accepter la grossesse, et surtout à en profiter. Sentir son bébé bouger dans son ventre, wahou quelle sensation unique. Aucun homme ne peut savoir comment ca se passe, finalement ce privilège nous est reservé.
Au mois de mars, 1 mois avant mon congé maternité, mon médecin décide de m'arreter, il faut que je fasse attention sinon je risque un accouchement prématuré, du coup obligation de rester allongée. La c'est le ciel qui me tombe sur la tête, du moins je pensais qu'on ne pouvait pas avoir pire, et pourtant..., je suis restée hospitalisée pendant 3 jours à partir du 18 avril, je devais passer ma dernière échographie à l'hopital pour éviter que je ne bouge trop, le matin du jour de ma sortie, on m'emmène en salle échographie, le médecin ne voit pas bien à cause du bébé qui est mal positionné. Résultat il me renvoie dans ma chambre et viens me chercher dans l'après midi pour une nouvelle écho. Cette fois ci pas de place dans la salle du coup il me renvoit chez moi et me dis d'aller voir le gynéco qui m'a suivi durant toute la grossesse pour enfin passer cette dernière écho. Il m'a laissé tombé comme une vieille chaussette et je lui en veut terriblement pour se comportement indamissible venant de la part d'un médecin.
Le jeudi 22, enfin le jour de la dernière écho, la problème, mon gynéco ne voit pas ce qui se passe, il ne trouve pas, je suis envoyée le lendemain le 23 dans un hopital réputé pour faire des examens supplémentaire. Torturée pendant une heure et demie, on découvre que ma petite n'a qu'un seul poumon. Cette fois c'est le ciel qui tombe sur la tete, cette fois je me dis ca y est c'est la fin, ma petite va mourrir.
Depuis cette date, je passe examens sur examens, pour voir ce qui peut éventuellement se passer, on me propose une IMG en me disant presque que ce serait dommage de ne pas tenter le coup car on peut vivre avec un seul poumon. On nous laisse tellement d'espoir que bien évidemment je refuse cette IMG, je ne voulais pas me lever tous les matins en me regardant dans la glace et en me disant "mais mince alors tu aurais du essayer, peut etre qu'elle aurait pu vivre". Jusqu'à l'accouchement, toutes les semaines, échographie pour voir si bébé est en bonne santé dans le ventre, et moi je n'ai qu'une envie c'est d'accoucher le plus rapidement possible, plus envie d'avoir un bébé qui n'est pas sur de vivre, plus envie de rien, seulement retourner en arrière... et ca c'est impossible.
J'ai tout fait pour essayer que bébé vienne en avance, mais rien à faire elle était bien la, bien accrochée, pas envie de venir au monde... et elle avait bien raison... vu ce qui l'attendait.
Je devais etre déclenchée le 10 juin (jour de la date présumée d'accouchement), finalement le travail a commencé le 09 au soir, ou ils ont refusé de me garder à l'hopital en me disant qu'il fallait que je revienne le lendemain. Je n'ai pas dormi de la nuit, les contractions se faisant de plus en plus douloureuses. On finit quand même par partir pour la maternité alors que ce n'était pas l'heure de mon rendez vous. Résultat : j'étais bel et bien en travail. J'accouche le 10 à 15h23, péridurale qui ne marche que sur un coté. Ma puce est magnifique, crie tout de suite une fois posée sur moi. Je demande à ce qu'on me la reprenne, je savais que ca allait mal tourner. Quelques minutes plus tard, détresse respiratoire, intubation obligatoire. Moi qui ne voulais pas d'acharnement, tout commence là.
Le soir même elle aura été extubée, je suis allée la voir à la réanimation alors que je pouvais même pas ouvrir correctement les yeux (j'ai perdu beaucoup de sang durant l'accouchement). Qu'est ce qu'elle était belle... ma petite fille qui me ressemblait tant. On nous laisse beaucoup d'espoir, elle arrive à respirer seule pendant 3 jours et après c'est la dégringolade. Moi qui pensais un jour la récupérer à la maison. Au bout de trois jours, on lui met les lunettes pour respirer mieux, et ensuite on l'intube à nouveau très rapidement. On nous dit qu'on va peut etre l'opérer, mais ce n'est pas sur car le canal artériel ne s'est pas fermé. Même si je ne voualsi pas d'acharnement, j'espère au fond de moi qu'on va accepter de l'opérer. Finalement après des doutes , des nterrogations des médecins, il l'opère le 23 juin pour la première fois. L'opération se déroule bien alors qu'on ne nous laissait pas d'espoir. Suite à l"opération, le chirurgien nous annonce qu'il faut à nouveau avoir de l'espoir, qu'il faut tenter une deuxième opération pour essayer de faire baisser l'hyper tension artérielle pulmonaire (HTAP). La c'est à nouveau le drame, réopérée à coeur ouvert le 02 juillet. L(HTAP baisse, mais elle ne respire toujours pas seule. Le 12 juillet, ne voyant aucun amélioration, on décide de l'accompagner jusqu'à ce qu'elle s'en aille. Je ne voulais plus qu'elle soufrre, je ne voulais plus la voir comme ca, moi sa maman ne pouvant plus rien faire pour elle. Au fond j'ai toujours gardé de l'espoir, c'est inévitable, c'est l'instinct maternel qui est là. Le 13 juillet au matin, nous avons décidé de la faire baptiser. Ce matin là je lui ai dis, ne t'inquiète pas mon bébé c'est bientot fini, tout ira bien. Le soir même alors que j'étais en chemin pour aller de nouveau la voir une dernière fiois, on m'appelle en me disant qu'elle ne passerait certainement pas la nuit. J'arrive à 19h il était trop tard, elle nous avait déja quitté à 18h34, dans les bras de l'infirmière. Oh qu'est ce que je la remercie d'avoir prie ma place, jamais je ne pourrais oublier cette si jolie femme....Le pire dans tout ca c'est que cette infirmière, je l'ai découvert par la suite, habite dans la même ville que moi (c'est une petite ville, qui n'est pas toute proche de l'hopital en plus), comme si c'était le destin que ma fille meurt dans ses bras.
Bref je sais je suis longue et je m'en excuse, mais c'est la première fois que je raconte mon histoire et celle de ma petite puce, mon amour, mon ange adoré.
J'ai organisé une cérémonie et elle a été enterré le 20 juillet. Lorsque tout cela est arrivé, je n'ai pas pu verser une seule larme, les gens me disait "mais tu t'en fiche", je leur répondais que je n'arrivais pas à pleurer. Pour moi elle était encore là, et ce n'est que depuis 3 semaines que je réalise vraiment ce qui c'est passé, et je pleure souvent, très souvent.
Je n'accepte pas ce qui est arrivé, elle me manque...
Merci d'avoir pris le temps de me lire.